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Alain Tissier (Semir) fourmille d’idées… pour sa retraite !

Publié le 15 février 2021

Il la connaît bien, « son » île de la Réunion depuis 1975. Après des expériences professionnelles variées, Alain Tissier a été le directeur général de la Semir (Société d’économie mixte pour l’industrialisation de La Réunion) pendant 27 ans. Pour lui, l’heure de la retraite a sonné mais il n’entend pas la passer allongé sous un cocotier. Retour sur le parcours riche d’un « monsieur » de l’économie mixte locale.

Fondée en 1990 par la Région et le Département, la Semir facilite, depuis, la création et/ou le développement d’entreprises sur le territoire en assurant à leurs porteurs tous les moyens logistiques et humains. « Transformer une idée en activité rentable nécessite un ensemble de facteurs décisifs rarement accessibles à l’entrepreneur isolé », expliquait déjà Alain Tissier dans un précédent article publié dans Servir le Public. C’est le combat de sa vie. Celui qui permet à l’activité d’un entrepreneur d’entrer dans le cercle vertueux de la valeur ajoutée. « L’intervention économique des collectivités, dont sont issues les Sem, ne peut être éloignée de l’évolution de l’économie, de l’environnement, de l’internalisation des échanges. En 1993, la mission des collectivités territoriales était circonscrite au local. Aujourd’hui, notamment à La Réunion, elles portent leur regard plus loin ». C’est ainsi que la Semir, répondant aux orientations de la Région Réunion, s’est implantée au Mozambique.

« Briser la solitude du chef d’entreprise »

La Semir a planté des petites graines depuis sa création. Et Alain Tissier a veillé à ce que les entrepreneurs puissent se développer. « Nous logeons 110 entreprises, en ‘domicilions’ 350 autres. Nous reposons sur le principe de la coopérative agricole. Une petite entreprise n’a pas les moyens de s’offrir un secrétariat, du matériel bureautique, d’avoir à sa disposition une salle, etc. La Semir offre ce type de services. C’est une pépinière généraliste, où les entreprises emploient 1 à 15 salariés et dont le chiffre d’affaire oscille entre 150 000 et 1 M€. Nous avons su grandir à notre rythme, d’un bâtiment de 1 500 m², nous sommes désormais sur 10 000 m² répartis sur 3 sites. Un nouveau site sera prochainement installé près de l’aéroport ». La Semir est là « pour briser la solitude du chef d’entreprise ».

Retraité disponible

A l’heure de quitter la Semir, Alain Tissier regarde le passé sans nostalgie. « Je vais rester actif », sourit-il. « Pour moi, la dynamique d’une Epl doit passer par un contrat de confiance entre le président et le directeur. Je n’en ai connu que deux, dont Michel Dennemont, aujourd’hui sénateur, et avec lequel nous avons formé un ‘couple’ de 22 ans. Serge Hoareau, conseiller départemental, est aujourd’hui mon président. Les deux présidents connaissent le monde de l’entreprise. C’est important, ça a grandement facilité le développement de la Semir », estime-t-il. Alain Tissier participera aux travaux du Medef local. Et il sera naturellement toujours disponible au service de la FedEpl, « un outil extraordinaire auquel je suis très attaché », confie-t-il.

Par Benjamin GALLEPE
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