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Trois questions à … Roland Ries, maire de Strasbourg, sénateur du Bas-Rhin

Publié le 12 janvier 2009, par Propos recueillis par Patrick Cros/Naja

Quel rôle doivent jouer les Sem dans le développement d’une ville comme Strasbourg ?RR – Je suis depuis fort longtemps résolument favorable aux sociétés d’économie mixte. Je considère que dans un certains nombre de domaines, les entreprises privées ne peuvent pas, du fait de leur logique de profit, faire face à la demande de service […]

Roland Ries, maire de Strasbourg, sénateur du Bas-Rhin, membre de la Commission des Affaires économiques etvice-président de la Commission des affaires européennes du Sénat © Ville de Strasbourg

Quel rôle doivent jouer les Sem dans le développement d’une ville comme Strasbourg ?RR – Je suis depuis fort longtemps résolument favorable aux sociétés d’économie mixte. Je considère que dans un certains nombre de domaines, les entreprises privées ne peuvent pas, du fait de leur logique de profit, faire face à la demande de service public. Les Sem sont des outils qui, avec le soutien des collectivités, permettent de rendre ce service public. Je prends, par exemple, la gestion des parcs de stationnement. Il est évident qu’une Sem, qui s’inscrit dans les logiques politiques de l’autorité organisatrice, ne pourra pas, en tout cas à Strasbourg, faire construire des parkings en hypercentre, là où ils sont pourtant les plus rentables. La Sem accepte ces contraintes, éventuellement moyennant compensation financière, pour sortir de la loi du marché et s’orienter vers le service public.Pouvez-vous nous donner un exemple de politique durable pour Strasbourg ?RR – Il faut faciliter l’accessibilité durable, c’est-à-dire mettre un frein à la pénétration d’automobiles dans le cœur de la ville. Pour cela, des facilités doivent être données au public, y compris assez tard le soir. Cette politique peut se résumer de façon très simple : faciliter les transports en commun, que ce soit les bus, les tramways ou les autocars interurbains. Il faut dissuader l’irruption dans la ville des voitures particulières. Nous avons supprimé, par exemple, la trafic de transit à travers l’hypercentre.Un autre exemple ?RR – Le stationnement est également un point important. Nous avons volontairement arrêté d’augmenter l’offre en hypercentre. Car, on sait bien que les parkings centraux constituent des « aspirateurs à voiture » qui influent sur le choix modal des citoyens. Il s’agit donc de compenser les handicaps du transport public qui ne constituent pas un moyen de transport de porte-à-porte, en lui donnant la priorité systématique, par exemple au feu pour les tramways, et en ayant un tarif attractif. Aujourd’hui, le tramway est plébiscité et il est même, d’une certaine manière, victime de son succès. L’offre reste insuffisante face à une demande croissante : il faut donc investir encore lourdement dans le transport public.→ Interview de Roland Ries : voir la vidéo

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