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Du bois comme énergie

Publié le 29 février 2012

A la tête du troisième massif forestier d’Europe, la France joue la carte bois-énergie. Des Epl participent à la dynamique dans une perspective de développement durable et de soutien à l’économie locale, comme Fumel Energie Durable (Lot-et-Garonne), Energie Rhône Vallée (Drôme) et la Compagnie de Chauffage de l’Agglomération Grenobloise.

Exploitée de manière rationnelle, la forêt fournit une matière première qui alimente en énergie renouvelable chaufferies et réseaux de chaleur. © DR

Avec plus de 15 millions d’hectares de forêt ¹, soit près d’un tiers du territoire, la France dispose d’un potentiel bois-énergie que des collectivités locales comptent bien aujourd’hui exploiter. L’espace occupé par la forêt a en effet doublé depuis 1850, permettant le redéploiement d’une filière bois qui a largement souffert de la concurrence internationale au cours des dernières décennies. L’enjeu est à la fois économique et écologique. Développé de manière rationnelle dans le cadre d’une gestion durable des forêts, le bois-énergie participe à l’entretien des forêts de l’hexagone et à l’objectif de réduction des gaz à effet de serre que s’est fixé l’Union européenne. Du coup un marché se développe : on estime aujourd’hui que 6 millions de foyers sont équipés d’un appareil de chauffage à bois et des chaufferies bois et réseaux de chaleur se multiplient aux quatre coins de l’hexagone. Alternative aux énergies fossiles, ce type de bioénergie a reçu depuis 2009 le soutien de l’Ademe avec un un fonds chaleur qui subventionne tous les ans des projets de chaufferies sans cogénération (de plus de 1 000 tonnes équivalent pétrole) pour les collectivités, l’industrie et le tertiaire. Les ministères de l’Industrie et de l’Ecologie multiplient également les incitations pour promouvoir ce mode de chauffage qui participe à l’objectif de 23 % d’énergie renouvelable en 2020 fixé par le Grenelle environnement.

Une filière en expansion
De nouvelles Entreprises publiques locales ont été créées pour s’investir dans cette filière bois-énergie en pleine expansion, comme Energie Rhône Vallée ou Fumel Energie Durable dans le Lot-et-Garonne. Créée janvier 2011, cette dernière vise à valoriser un important massif forestier et à redynamiser la filière bois à travers une plateforme bois chargée de transformer les déchets forestiers en plaquettes pour des chaufferies voisines. Créée à l’initiative du Syndicat départemental d’énergie de la Drôme (SDED), Energie Rhône Vallée a également l’ambition de participer à la dynamique économique locale. Tout comme la Compagnie de Chauffage Intercommunale de l’Agglomération Grenobloise (CCIAG) qui cherche à renforcer l’indépendance énergétique sur son territoire tout en agissant dans une perspective de développement durable. Les objectifs du Grenelle de l’environnement et l’augmentation des cours du baril de pétrole conduisent à la montée en puissance d’installations nouvelles. Chaufferies bois qui desservent des bâtiments collectifs et réseaux de chaleur au bois ont désormais la cote.


¹ source : Caisse des Dépôts


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