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La SAPHIR, 50 ans pour dompter les eaux

Publié le 24 novembre 2020

La Sem SAPHIR (Société d’Aménagement des Périmètres Hydroagricoles de l’Ile de la Réunion) assure l’exploitation et la gestion des périmètres irrigués de l’Ile de La Réunion. Elle a récemment fêté ses 50 ans. L’occasion de rappeler son rôle vital dans l’aménagement de l’île.

Serge Hoareau, maire de Petite-Île, président de la SAPHIR, lors de la manifestation pour fêter les 50 ans de la société (Photo DR).

C’est un dossier majeur pour l’île. Celui de la gestion de l’eau. La SAPHIR a été conçue pour y répondre et Philippe Lorion, son directeur général, en rappelle les dates marquantes. « La mise en œuvre des grands aménagements structurants des périmètres irrigués du sud trouve son origine dans la volonté départementale de favoriser l’émergence d’une activité économique forte à travers un programme d’exploitation des ressources en eau. La Réunion dispose d’une forte tradition agricole basée essentiellement sur la culture de la canne à sucre », assure-t-il.

Opérateur global de l’irrigation

La SAPHIR s’est d’abord appelée la SABRAP, créée en 1969, à savoir la Société d’Aménagement du Bras de la Plaine, rivière permettant l’irrigation du sud de l’île. En 1985, la SAPHIR intègre un deuxième périmètre d’exploitation, le Bras de Cilaos, situé dans le sud-ouest de l’île. Actionnaire à 80 % de la Sem, le Département confie à la SAPHIR la responsabilité de la gestion de ces deux périmètres. Nouvelle étape en 2017, la SAPHIR devient l’opérateur principal du Département d la Réunion dans la gestion globale de l’eau, et intègre en gestion l’ILO (Irrigation du littoral Ouest). Etape ultime de cette évolution : devenir le futur gestionnaire du projet MEREN (Mobilisation des Ressources en Eau de l’Est et du Nord), projet dont le cout global est estimé à plus de 280 M€ avec un important financement européen. « C’est un objectif qui ne pourra être atteint avant une bonne dizaine d’années », confie le directeur.

La prouesse de l’interconnexion

Conséquence d’une inégale répartition de la ressource en eau sur l’Ile de la Réunion, l’enjeu d’un tel aménagement était vital « car on ne peut pas déployer les activités agricoles sans sécuriser l’acheminement de l’eau. Dans le passé, le sud de l’île a connu de dramatiques coupures d’eau, cette sécurisation était nécessaire ». Les travaux d’interconnexion des différents périmètres permettent désormais aux secteurs momentanément déficients de profiter d’une alimentation en eau en provenance d’une autre ressource. La SAPHIR livre de l’eau brute à la fois aux agriculteurs mais également aux fermiers des différentes intercommunalités qui ont en charge de la potabiliser. « Une de nos multiples missions consiste à capter l’eau gravitaire des rivières et de la fournir aux agriculteurs et aux fermiers. Grâce aux travaux d’interconnexion des réseaux, les ruptures d’alimentation n’existent plus. Symboliquement, nous pouvons affirmer, qu’une goutte d’eau partie de l’Est de l’île peut arriver dans le Sud sauvage », explique Philippe Lorion.

Une prouesse technologique réalisée en l’espace de 50 ans et dont les Réunionnais profitent aujourd’hui pleinement.

Par Benjamin GALLEPE
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