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Cécilia Teruggi : « Une partie du destin des Epl françaises se joue à Bruxelles »

Publié le 13 novembre 2020

A l’instar de nombreux autres salariés français qui ont changé de boite cette année ou connu leur premier emploi, l’intégration de Cécilia Teruggi à la FedEpl s’est faite d’abord via… les visioconférences imposées par la Covid-19. Chargée de missions Europe et développement du réseau, elle est le visage de la Fédération auprès de nos homologues européens.

Pour Cécilia Teruggi, le monde du confinement est un drôle de monde. Pour elle dont le CV est une invitation aux voyages, forcément, la claustration au domicile a le goût de la punition. De parents argentins, née en France, elle a poursuivi un double cursus de droit franco-espagnol, se spécialisant ensuite en administration et relations internationales. Elle connaît sa première expérience professionnelle à Frontex, l’agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes créée en 2004 pour aider les États membres de l’UE et les pays associés à l’espace Schengen à protéger les frontières extérieures de l’espace de libre circulation de l’UE. De Varsovie, siège de Frontex, elle traverse l’Atlantique en direction de l’Assemblée nationale argentine à Buenos Aires, où elle travaillera pendant sept ans en tant qu’attachée parlementaire, conseillère en affaires européennes puis administratrice.

Des partenaires et une réciprocité bien pensée

« Ma rencontre avec la Fédération est liée au fait que je cherchais à travailler dans le domaine des affaires européennes. Je suis avocate au barreau de Madrid et titulaire du Capa en France et cette mission répond parfaitement à ce que j’attendais. Animer ce réseau européen est fondamental, étant donné qu’une partie du destin des Epl françaises se joue à Bruxelles », assure-t-elle. Au-delà de cette mission, Cécilia Teruggi veille à développer le réseau de la FedEpl, celui qui permet de nouer des partenariats dans des domaines très divers. « Ce peut être une association, des organismes, des cabinets d’avocats avec lesquels la FedEpl parvient à dégager des centres d’intérêt communs pour mettre en œuvre une réciprocité bien pensée », précise-t-elle.

Le Ceep, prolongement européen de la FedEpl

La FedEpl est très impliquée au sein du Centre européen des employeurs et entreprises fournissant des services publics et des services d’intérêt général (Ceep Europe). « Nous assurons le secrétariat du Ceep France, la section française du Ceep. Nous accompagnons le Secrétariat général du Ceep dans sa définition de la doctrine européenne en faveur des Epl. Nous menons un combat de longue haleine avec les institutions européennes qui ne reconnaissent pas complètement le statut de PME des Epl. Bref, de la directive européenne à sa traduction concrète pour les Epl européennes et donc françaises, nous veillons, auprès notamment de nos amis allemands, italiens, espagnols et suédois, à placer la dynamique de l’économie mixte locale dans le logiciel européen », précise-t-elle.

Des Epl Eurocompatibles

Ce travail d’action politique s’enrichit en présentiel, avec des allers-retours à Bruxelles – qui restent pour l’heure au  au stade virtuel.  Cet effort se traduit notamment par l’organisation du  voyage d’études annuel, à l’occasion duquel des dirigeants d’Epl françaises vont au-devant de leurs homologues européens dans une perspective de construction d’un langage commun. Autre point important, Thierry Durnerin, directeur de la FedEpl, préside la commission dédiée aux services publics du Ceep, « ce qui fait de notre fédération un moteur actif de ce réseau ». Cécilia Teruggi se meut donc sur tous ces fronts, avec la claire conviction que les Epl sont eurocompatibles avec la volonté actuelle de construire le monde d’après.

 

Par Benjamin GALLEPE
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