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Covid-19, la mobilisation des Epl ne faiblit pas !

Publié le 1 avril 2020

A l’instar de nombreuses entreprises et des collectivités territoriales, les Epl mettent tout en œuvre pour assurer la continuité de leur mission. Et s’adaptent au contexte en participant de la solidarité nationale. En voici trois nouveaux exemples.

Wikimédia Commons

A Chartres (Eure-et-Loir), pendant le confinement, la messe est dite… sur la Web TV !

Habituellement, sur la Web TV Chartres.Live, les téléspectateurs vibrent plutôt aux exploits des clubs sportifs locaux. Mais la période du confinement chamboule la programmation et la Web TV part à la conquête d’un nouveau public : les chrétiens pratiquants ! En effet, en accord avec le diocèse, et tant que la période de confinement durera, la messe dominicale, célébrée par l’évêque en la cathédrale de Chartres, sera filmée et diffusée en direct, comme le révèle l’Echo républicain dans son édition du 1er avril.
Les messes, tenues à huis clos dans la célèbre cathédrale, ont d’abord été retransmises sur les ondes de Radio Grand Ciel. Désormais, à la voix s’ajoutera l’image, à travers la retransmission de la messe solennelle dominicale de 11 heures, présidée par l’évêque de Chartres, Monseigneur Philippe Christory. Cette idée a germé dans la tête de la Web TV, gérée par la Spl Chartres Métropole Innovations numériques (CM’IN). Alain Guillotin, directeur de CM’IN, a lui-même fait la démarche auprès du diocèse pour proposer ce service, à titre gracieux. « Je ne suis pas croyant, mais je pense que cela peut aider des gens pendant cette période de confinement. Notre studio ne peut pas tourner actuellement et notre matériel n’est pas utilisé, alors autant le mettre à profit », explique Alain Guillotin dans l’Echo républicain.

Dans les Yvelines, les associations caritatives récupèrent les repas des collégiens

Dans son édition du 30 mars, Le Parisien salue une belle initiative du Conseil départemental des Yvelines. Ce dernier a décidé d’offrir à des associations caritatives 2 tonnes de nourriture. Des denrées périssables qui étaient destinées aux 114 collèges du département mais qui, faute d’élèves présents, allaient être perdues. « Il y avait urgence », assure Alexia de Bengy dans les colonnes du journal, directrice générale de C’Midy, une SemOp pionnière en matière de restauration collective, détenue par la Sodexo et le Conseil départemental des Yvelines. Dans Le Parisien, la directrice explique qu’il a fallu très vite « décidé de rapatrier toutes les denrées fraîches des 114 collèges du département dans la cuisine de Montesson qui pouvait les stocker ». En 24 heures, il a en effet fallu trouver « des associations non seulement capables de venir chercher rapidement la nourriture et la stocker dans des chambres froides, mais qui avaient aussi la capacité de cuisiner la viande que nous proposions », explique la directrice. « En tout, il y avait quand même plus de 2,4 t de denrées en comptant aussi les fruits ou les yaourts ». La Croix Rouge, Espoir de femmes, AMD (Association de Maintien à Domicile) aux Mureaux et Le Nouvel Espoir ont répondu à l’appel de la SemOp. 3 800 portions de viande ont ainsi pu être récupérées.

A Rambouillet (Yvelines), la Semir met des logements à la disposition des soignants

Le bailleur social rambolitain, la Semir (Société d’économie mixte immobilière de Rambouillet), a mis à disposition, le vendredi 27 mars, à titre gracieux du personnel soignant de l’hôpital, 4 studios meublés et équipés de la résidence étudiante Pierre-Raynaud afin qu’il se rapproche de son lieu d’exercice pour toute la durée du confinement. De plus, la Semir a décidé de faire des dons de matériels et d’accompagner les plus fragiles de ses locataires pendant cette crise épidémique.
Dans un communiqué, la Semir, dont le capital est détenu majoritairement par la ville de Rambouillet et la Caisse des Dépôts, premier bailleur de la ville avec un millier de logements, précise sa démarche. « La Semir est pleinement concernée par l’épidémie du Covid-19, notamment parce qu’une partie importante de ses locataires est âgée et donc particulièrement vulnérable. C’est pourquoi, [nous avons] voulu participer à l’élan de solidarité nationale par un geste fort en offrant 400 masques FFP2 à l’hôpital de Rambouillet pour protéger le personnel soignant. Au-delà de ce don et du respect des gestes barrières, les gardiens de la Semir prennent régulièrement contact par téléphone ou depuis le pied des façades avec les locataires isolés et fragiles afin d’identifier toute situation à risque ».

 

Par Benjamin GALLEPE
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