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Publié le 20 novembre 2019

Les Entreprises publiques locales sont des sociétés performantes

Dans le cadre des travaux préparatoires au Livre blanc sur l’économie mixte locale, la Fédération des élus des Entreprises publiques s’est rapprochée de la société DME pour apprécier les performances économiques des Epl. La singularité des Sem, des Spl et des SemOp ne les empêche pas d’être très attachées à la performance, bien au contraire.

Photo Pixabay

Les Epl se distinguent ainsi par un modèle économique unique et non moins efficace. Elles s’avèrent créatrices de valeur ajoutée pour l’économie locale, à un niveau supérieur aux autres entreprises. Les bénéfices tirés de leur activité sont ensuite davantage réinvestis, avec des perspectives de long terme, que redistribués à leurs actionnaires.

La valeur ajoutée des Epl supérieure à celle des autres entreprises comparables

Avec un taux de valeur ajoutée de 49 %, les Epl apparaissent comme des sociétés performantes. Pour cet indicateur rapportant le chiffre d’affaires aux consommations intermédiaires, elles se situent en tout cas à un niveau nettement au-dessus de celui des autres entreprises, pour lesquelles ce taux s’établit à 38 %. La plus grande productivité apparente du travail dans les Sem, les Spl et les SemOp — laquelle est évaluée à 135 000 euros par salarié contre 83 000 euros dans le reste de l’économie — est effective quelle que soit la taille de la société et explique en partie cet écart. L’économie locale se révèle en être pleinement bénéficiaire.

Les Epl mobilisent des moyens importants pour intervenir dans les territoires

La productivité des salariés des Epl est favorisée par la mise à disposition de moyens substantiels. Le rapport entre immobilisations corporelles et effectifs, traduisant l’intensité capitalistique dans les Epl, est également supérieur à celui observé au niveau national (1 million d’euros, contre 0,3 en moyenne). Il est le résultat de l’attachement important des Epl à l’investissement. Celles-ci consacrent en effet une part significative de leur valeur ajoutée aux investissements (70 % contre 29 % en moyenne), de manière à développer leurs outils de production et à assurer leur pérennité dans leurs missions de service public.

Les bénéfices des Epl davantage réinvestis que distribués aux actionnaires

Corollaire de cette stratégie privilégiant le long terme, la productivité du capital des Epl s’avère moins élevée que celle des autres entreprises. Les Sem, les Spl et les SemOp cherchent en effet d’abord à satisfaire les demandes locales plutôt qu’à s’inscrire dans une logique de profitabilité maximum. Si leur taux de marge est globalement plus élevé que dans le reste de l’économie (42 % contre 27 % en moyenne), il devrait toutefois être supérieur compte tenu de leur niveau d’investissement. Les Epl ont en effet tendance à réinvestir leurs bénéfices plutôt qu’à les affecter au versement de dividendes à leurs actionnaires.

Par Esteban PRATVIEL
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