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Numérique : la Fédération Bourgogne-Franche-Comté plonge au cœur de la matrice

Publié le 28 septembre 2018

Le 11 septembre à Dijon, après avoir procédé au renouvellement de leurs instances de gouvernance, les Epl adhérentes de Bourgogne-Franche-Comté ont assisté à la première conférence numérique organisée par la Fédération et ses partenaires Banque des territoires (Groupe CDC), EDF et Orange pour mieux mesurer la transformation par le numérique des organisations qu’elles soient publiques ou privées.

Photo FedEpl
Photo FedEpl

Alors pilule rouge ou pilule bleue ? En fait, la question ne se pose plus car le numérique s’impose à nous, et ce dans tous les domaines. Aux dires de tous les intervenants, « nous n’avons plus le choix », se poser la question serait déjà perdre un temps précieux.

L’enjeu est donc ailleurs et au président Vincent Fuster de rappeler en ouverture : « le numérique nous submerge mais ne doit pas nous dominer », avant de poursuivre, « la véritable fracture numérique n’est pas qu’une question technologique mais également une question d’acculturation ». Les Entreprises publiques locales et les collectivités locales, directement liées, sont confrontées aux mêmes problèmes et doivent mieux comprendre ce que recouvre le numérique afin de penser la transformation numérique dans le cadre stratégique qui leur est propre.

L’acculturation reste, somme toute, conditionnée par l’accès à la ressource. Sans fibre, sans prises, les usages s’en trouve limités ou ralentis. Christian Carrière, directeur de la Spl Bourgogne-Franche-Comté Numérique s’est exprimé sur le rôle de stimulateur et d’accélérateur tenu par cette société.

La série de témoignages qui a suivi, dont celui de Christophe Boutet, président de la Spl, a permis de montrer que, petit ou gros, public ou privé, tous les acteurs étaient égaux face aux enjeux du numérique mais surtout de rappeler que « le numérique ne peut se suffire à lui-même mais doit être incarné pour servir une profonde transformation ».

En matière d’emploi, la transformation est effectivement profonde. Le numérique s’immisce dans tous les métiers pour, soit se substituer à la ressource humaine, soit lui offrir de nouvelles possibilités. D’un côté il y a les métiers voués à disparaître d’ici à quelques années (secrétariat, comptabilité, manutention…), de l’autre les emplois qui ne sont pas pourvus, soit près de 100 000 en France, et entre les deux les métiers qui évoluent. « Des peintres en bâtiment qui peuvent recourir à la réalité virtuelle pour définir précisément la quantité de peinture à utiliser avant d’intervenir ou l’entreprise de toiture qui va privilégier un drone plutôt qu’un échafaudage pour chiffrer ses travaux, les exemples sont légion », rappelle Christophe Boutet.

Le numérique réinterroge nos pratiques et notre résilience. Pour Christophe Boutet, « la souplesse intellectuelle et la capacité d’apprentissage seront bientôt plus recherchées que les diplômes ».

Le numérique transforme donc les structures et les comportements et ce aussi bien au niveau d’une commune de quelques centaines d’habitants comme Lavoncourt (70) que d’un groupe employant des milliers de salariés. Qu’il s’agisse de Cyprien Mateos, délégué régional pour Orange, Richard Troncy, chef de projet Digital Est chez EdF ou encore de Benoît Léger, responsable marketing stratégique, département stratégie digitale à la Banque des Territoires, le discours est le même, le numérique bouleverse les codes établis, rebat les cartes des organisations professionnelles et change le rapport au citoyen ou au client en favorisant son implication à différentes étapes d’un projet.

Mais à la question « le numérique est-il rentable ? », l’absence de véritable réponse rappelle d’une part ce qu’il reste d‘insondable du numérique à ce jour et d’autre part le fait que l’on se trouve bien en présence d’une transformation de fond et inachevée.

Ô combien inachevée pour Jean-Paul Carteret, président de l’association des maires ruraux de Haute-Saône et maire de Lavoncourt (70) qui, en guise de clôture, a rappelé que le numérique se devait également d’être le support de la transformation écologique, sociale et non seulement économique.

Par Grégory DECOSTER
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