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Club des Présidents : 3 présidents, une même ODAS

Publié le 22 octobre 2015

Notre société va-t-elle mourir ? Selon Didier Lesueur, directeur général de l’Observatoire national des actions sociales décentralisées (Odas), une société peut s’effondrer, le monde a déjà connu des précédents. Le ton du Club des présidents était donné. Une phrase choc qui rappelle la nécessité pour notre société de retrouver un projet collectif et de créer de nouveaux repères partagés. Les Epl sont à l’œuvre !

Sous l'égide de Vincent Fuster, vice-président de la Fédération nationale des Epl, le Club des présidents a revêtu ses habits de Congrès pour aborder un sujet majeur et contemporain : le portage des politiques sociales des collectivités par les Epl.

Pour l'occasion, l'éu s'est entouré de Didier Lesueur, directeur général de l'ODAS, Henri Gadaut, président de la Spl Triselec, Nadine Sevetian, présidente de la Spl Ti Baba et de Raymond Feyssaguet, président de la Semidao. Diversité, détermination et audace se sont données rendez-vous autour de la table ronde pour 1h30 de débat.

En observateur des politiques sociales, Didier Lesueur annonce sans le moindre doute que l'action sociale a changé de paysage et de dimension. L'âge, le modèle familial, l'instruction, le travail, le territoire, le monde et l'autre, voici 7 rapports à la vie qui constituent autant de repères transformés, bouleversés ! De nos jours, l'action sociale ne signifie plus "s'occuper des marges", tant la diffusion de la vulnérabilité s'est faite à toutes les couches de la société. "L'individualisme forcené, le repli sur soi, l'absence d'un projet collectif de société relèvent du constat et non de la nostalgie", lance Didier Lesueur, avant d'ajouter : "les 3,5 millions de chômeurs en sont la conséquence directe".

Et les Epl dans tout ça ?

Les Epl offrent, selon Didier Lesueur, "une approche croisée qui manque tant aux politiques publiques sociales qui, elles, fonctionnent en silo". Qualité de service, innovation et compétitivité ne sont pas incompatibles avec les valeurs de l'insertion. Fusion de 2 Sem, la Spl Triselec travaille depuis plus de 20 ans à une requalification professionnelle des salariés en insertion. Absence de sélection à l'embauche, formations, lutte contre l'illettrisme, chantier-école, sont autant de mesures mises au bénéfice des salariés et des territoires.

4 structures, 140 places, 62 employés. La Spl Ti baba monte en puissance depuis sa création en août 2013. Nadine Sevetian, sa présidente, rappelle combien le développement et l'accueil de la petite enfance est un enjeu à Saint-Paul où 25 000 habitants ont moins de 14 ans. Satisfaite de la souplesse de l'outil, elle souhaite ouvrir rapidement les activités de la Spl aux séniors voire au temps périscolaire.

"Produire un service de qualité à un coût maîtrisé pour la rendre accessible à tous", voilà comment Raymond Feyssaguet, à la tête de la Semidao, définit le rôle social de la Sem. Pour le maire de Villefontaine (38) qui comporte 80 % de logement social, l'eau est sans conteste le premier produit vital et la Sem le meilleur mode gestion pour répondre à la fragilité du public. Revenant sur la médiation de l'eau, l'élu insiste sur le rôle de portage social de la Sem qui doit travailler et accompagner au mieux le citoyen avant que celui-ci ne touche… le fond.

En conclusion, pour Didier Lesueur, l'action sociale n'est plus affaire des seuls spécialistes. La (re)construction des liens sociaux et collectifs entre citoyens revient dorénavant à l'ensemble des politiques publiques (sport, loisirs, éducation, culture, mobilité,…) et doit, sous l'impulsion locale des élus, être relayée puis portée par les acteurs locaux, notamment les Epl.

Par Grégory DECOSTER
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